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Tout s'emballe. Tout va trop vite. Tout, tout de suite, là, maintenant. Pas le temps. Prendre le temps. Le temps de penser. Le temps de se faire une idée. Une idée pour se retrouver. Pour vous retrouver. Pour nous retrouver ?


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Lundi 14 juillet 2008

Une histoire qui me plaît énormément, et que j'ai trouvé dans La boîte à coucou :

 


La politique expliquée aux enfants


Petit Claude rentre de l'école et demande à son père :
- Papa, je dois faire un devoir sur la politique et expliquer le fonctionnement de notre gouvernement, peux-tu m'aider ?
- Rien de plus facile, répond le père. Il suffit de comparer le gouvernement et notre société à notre famille. Tu vois, moi je ramène de l'argent : je suis le capitaliste. Ta mère gère notre famille et fait les dépenses : elle est le gouvernement. La femme de ménage, qui travaille pour nous, est : la classe ouvrière, toi tu es le peuple, ton petit frère Hector est la génération future. As-tu compris ?
- Oui, je pense, répondit petit Claude.
Dans la nuit, petit Claude est réveillé par Hector qui pleure. Il se lève et va voir son petit frère qui a besoin que l'on change sa couche qui dégage une forte odeur ! Il se rend dans la chambre de ses parents et tente de réveiller sa maman qui dort profondément. Voulant réveiller son papa, il constate qu'il n'est pas dans le lit avec sa maman. Il le cherche et le trouve dans le lit de la bonne avec celle-ci. Entre-temps Hector fatigué s'est rendormi. Petit Claude se recouche.
Le lendemain, au petit déjeuner petit Claude dit à son père :
- Tu sais papa, j'ai tout compris de la politique !
- Ah oui et qu'as-tu compris ? demande son papa.
- C'est simple... J'ai compris que le capitalisme baise la classe ouvrière pendant que le gouvernement roupille, restant sourd aux appels du peuple et laissant la future génération dans la merde.

par Claire Ogie publié dans : A travers les blogs communauté : BALOURDISES
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Dimanche 13 juillet 2008

Ceci est un ancien texte que je viens de ressortir du fin fond de ce blog (le 05/07/2007).

Pourquoi ? Eh bien curieusement, c'est un des textes les plus lus de ce blog. C'est fou le nombre de personnes qui cherchent à savoir ce qu'est une femme fatale ! ou, comme j'ai pu le constater dans mes statistiques (recherches sur google), comment le devenir ?

A croire que certaines aimeraient bien jouer aux femmes fatales...

                                                                  

                                                                 ******


Définition de Wikipédia : Une femme fatale est un personnage type, qui utilise le pouvoir de la sexualité pour attraper le héros malchanceux. La femme fatale est généralement décrite comme une femme sexuellement insatiable. Elle séduit, sans se « donner ». Souvent caractérisée physiquement comme une femme ultra féminine et moralement comme une femme séductrice (...).


                                                                 ******


Nicolas aimait beaucoup rendre visite à son grand-père. Du haut de ses seize ans, il adorait lui poser des questions. Le décalage, la différence entre les générations ne le gênait en rien. Sans compter que c’était toujours mieux qu’avec son père. Cela étant, ce n’était pas difficile non plus, de faire mieux qu’avec son père. Il n’y avait jamais moyen de discuter avec lui. C’était toujours engueulades sur engueulades, reproches sur reproches. Avec son grand-père, c’était différent. Avec son grand-père, il y avait un véritable échange.

« Dis grand-père, pour toi, c’est quoi une femme fatale ? »
Il avait posé sa question, comme ça, l’air de rien, se demandant tout de même s’il aurait une réponse.
« Une femme fatale ? » C’était étonné son grand-père.
Il y avait eu un grand silence. Et puis, au bout d’un certain temps, un sourire s’était glissé sur ses lèvres.
« Ta grand-mère » avait-il répondu. « Ta grand-mère est ce que j’appelle le type même de la femme fatale dans la vraie vie. »
« Grand-mère ! » s’était exclamé Nicolas. Alors là, il se sentait dépassé par les événements. Il ne voyait pas du tout sa grand-mère comme une femme fatale. Elle ne correspondait pas du tout aux femmes fatales qu’il voyait dans les films ! Qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir dire par là ?
« Sache que pour être une femme fatale, nul besoin de bas résilles et de portes jarretelles pour ça. Non. Cela n’a jamais été le genre de ta grand-mère. Moi, je ne détestais pas, mais elle, ce n’était pas du tout dans sa façon de s’habiller. Il a bien fallu que je me fasse une raison. Non, son pouvoir se situait ailleurs. Son pouvoir se situe ailleurs. Le jour où tu tombes amoureux d’une femme comme ta grand-mère, tu peux te dire que tu as intérêt à t’accrocher fermement à elle. Et encore, ce n’est pas bon ce que je te dis là, parce que si tu t’accroches, elle, elle va tout faire pour se débarrasser de toi.
Une femme fatale déteste se sentir enfermée. Elle ne supporte pas de se sentir emprisonnée. C’est là toute l’ambiguïté d’une telle femme. Elle a à la fois le besoin de se sentir sous haute protection et un besoin d’indépendance aussi fort que son besoin de protection. Autant te dire que ce n’est pas simple à gérer. Il faut donc lui laisser une certaine liberté, sinon, l’oiseau va s’envoler, et là, tout le côté fatal de cette femme va se révéler. Car après elle, plus rien n’aura de sens, toutes les autres auront un goût fade et sans intérêt. Aucune autre ne pourra jamais la remplacer. Comprends-tu ce que je veux te dire ? Après elle, c’est le déluge.

Quand on croise le chemin d’une femme fatale, et d’une certaine manière, tous les hommes en rêvent à un moment ou à un autre, et bien, il ne faut pas avoir peur de se qui pourra arriver. Si on est prêt, il faut foncer. Il faut en profiter. Il ne faut jamais oublier qu’avec elle on joue sa vie. Il ne faut jamais oublier qu’on ne pourra jamais l’oublier. C’est fatal. C’est ainsi. Il faut le savoir. Il faut en être conscient dès le départ. Sinon, on risque de la perdre et donc, de ne jamais s’en remettre. Une femme fatale est capable de te congeler d’un seul regard et de te mettre en transe dans la seconde qui suit.

Il faut aimer les femmes. Il faut les aimer très fort, pour être capable de vivre une relation avec une femme fatale. Il ne faut pas avoir peur de se laisser manipuler par elle. Il ne faut pas avoir peur de ne pas se laisser manipuler par elle. Il faut aimer jouer avec elle. Une femme fatale est une joueuse, tu dois le savoir. Il faut attirer son attention. Il faut tout le temps savoir tenir en éveil son attention. Mais prends garde, pas trop de pression. Il faut faire preuve d’un savant mélange dans une telle relation. Il faut faire en sorte qu’elle n’aille jamais voir ailleurs, sinon, tout est fichu. Toute la difficulté est là.

_ Mais grand-mère elle est toujours avec toi. Cela fait des années que vous êtes ensemble. Alors, comment tu as fait ?

_ J’en ai bavé, je peux te le dire. Mais je ne le regrette pas. J’en suis très heureux. Ta grand-mère est la femme la plus importante de ma vie. Je l’aime. Voilà, c’est tout. Alors si tu aimes les défis, si tu aimes le risque, si tu rêves d’une vie autre que platonique, n’hésites pas, jette-toi à l’eau. Dans le cas contraire, fuis-les avant qu’elles ne s’approchent, fuis-les comme la peste, car sinon, tu ne pourras jamais t’en remettre. Crois-en ma vieille expérience.

_ Et grand-mère, avant toi, elle en a fait souffrir des hommes ?

_ Elle en a laissé trois sur le carreau, ses premiers maris. Ils n’ont jamais refait leur vie. Juste des amourettes sans lendemain. Ils étaient trop jeunes pour savoir à quoi ils avaient à faire. Ils se sont fait brûler les ailes, comme on dit… »

par Claire Ogie publié dans : Historiettes communauté : Etre pour les autres.
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Samedi 12 juillet 2008
L'appel des grands espaces, la quête d'un lendemain chantant.


Mais sortez-nous de là !!! sortons-nous de là...


Prisonnières d'une fausse idée de ce qu'est notre nature, entravées par des liens que d'autres inventent et que nous nous empressons d'adopter.


Besoin de liberté entravé ?

"Il existe aussi une liberté vide, une liberté d'ombres, une liberté qui ne consiste qu'à changer de prison, faite de vains combats entretenus par l'obscurantisme moderne et guidés par le faux jour." Jean-Edern Hallier.
par Claire Ogie publié dans : Textes et images communauté : Vive le désordre !
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Vendredi 11 juillet 2008

« J’ai mal à mon réel et mon fictif me laisse désemparé.

C’est quoi le réel ? C’est quoi le réel du réel ?

Et le fictif ? Et le fictif du fictif ?

Alors pour ce qui est du fictif du réel et du réel du fictif...

En traversant la longue pente enneigée, les fantômes se sont levés pour m’accompagner. Toujours ils sont présent lorsque mes bras semblent ne plus vouloir se soulever, lorsque mes jambes font mine de ne plus accepter de me porter. »

L’épuisée se traîne, aidée par une cohorte de vieilles apparitions issus d’un pays inconnu d’elle. En d’autres lieux, en d’autres temps, elle a peut-être bien dû les aider elle aussi, qui sait ce qu’elle faisait alors…

Echange réel fictif contre réel non figé.

Si les fantômes peuvent avancer, le réel peut peut-être aussi bien se décider à bouger !

Des pas sur la neige, de l’eau bouillante versée avec un arrosoir en métal, la fausse idée d’un dégel annoncé. Le froid qui pénètre les entrailles. C’est le réel du fictif qui frappe, en gelant tout sur son passage, avant de laisser la place au fictif du réel. 

Dis, c'est quoi le réel ?

Trop compliqué...

Entre nuit et jour, c’est l’espace temps suspendu, c’est la place enneigée d’une blancheur où rien n’a encore été fait. Le blanc du réel n’est jamais que le passif avant l’actif. 

par Claire Ogie publié dans : Vue de l'esprit communauté : BALOURDISES
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Vendredi 11 juillet 2008
"Si tu veux être fictif quelque temps, tu comprendras que des personnages fictifs sont parfois plus réels que les gens possédant des corps et des coeurs battants."

Richard Bach dans "Illusions".
par Claire Ogie publié dans : Citations communauté : Autour des citations
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