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"Tu enseignes le mieux ce que tu as le plus besoin d'apprendre." Richard Bach.




Echange dépendance solitaire contre amour autonome.
(Extrait de
Parcours d'autonomie (lien article))




Dès 1954, Hannah Arendt estime l'autorité condamnée dans les démocraties modernes, où les citoyens sont égaux.

Et pour les curieux !

Et si vous êtes curieux, mon autre blog est ici :

                             Des sens (lien site)


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Tout s'emballe. Tout va trop vite. Tout, tout de suite, là, maintenant. Pas le temps. Prendre le temps. Le temps de penser. Le temps de se faire une idée. Une idée pour se retrouver. Pour vous retrouver. Pour nous retrouver ?


Bienvenue à tous sur le blog de Claire Ogie, installez-vous confortablement, la musique est sur votre gauche, si vous le désirez !




Et si l'envie vous en prenait, voici mon deuxième blog : Des sens (lien)



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Vendredi 13 juin 2008

La "vieille" gamine trouvait souvent que les adultes ne comprenaient rien à rien. Ils lui faisaient toujours des réflexions comme si elle n’était que quoi, une gamine ! c’était dérangeant. Elle se permettait de faire des remarques, de prononcer des paroles, mais on ne l’écoutait pas, elle n’était à leurs yeux, qu’une gamine. 

Si, lorsque l’on écoutait ses propos, on lui faisait savoir à coups de claques dans la figure  « Petite insolente, ne me parle pas comme ça !!! »

Elle se faisait une promesse : « Plus tard, quand je serai grande, quand je serai adulte, moi je saurai comment faire pour comprendre les enfants, je ne ferai pas les mêmes erreurs. » De promesse en promesse, du temps qui passe en années qui défilent, la "vieille" gamine était devenue une grande, une femme, une adulte. D’une "vieille" gamine elle était devenue une vieille "gamine" c’était autre chose ! c’était d’un autre point de vue.  Pourtant, en son for intérieur, elle était toujours la même, avec quelques centimètres et quelques kilos en plus, mais dans l’ensemble, c’était toujours elle, la vieille gamine. Bien sûr elle avait appris à détecter les comportements des uns et des autres. Elle avait appris à canaliser certaines de ses réactions, un soupçon, non beaucoup de psychologie et une fine dose de diplomatie dans ses relations avec  autrui.  La vieille gamme des mines à tenir lorsque l’on discute avec autrui. La vieille gamme déminée des conflits larvés avec autrui, tout cela elle avait appris.


- Dis maman, pourquoi il ne comprend rien de ce que je lui dis le monsieur là ?

-         -  Tu comprendras quand tu seras plus grande ma chérie…

par Claire Ogie publié dans : Vue de l'esprit communauté : BALOURDISES
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Jeudi 12 juin 2008
J'avais envie de nommer cet article En deuil. Et puis je me suis dit, un peu de décence ma fille, n'est-ce pas là un terme un peu fort pour la situation ? Et pourtant...

Avez-vous connu l'émission littéraire Le bateau livre ?
Et encore avant, son ancêtre : Droit d'auteurs ?
C'était une émission que j'avais découvert en janvier 2003 alors qu'elle existait déjà depuis plusieurs années. Depuis ce mois de janvier, chaque semaine, je m'installais devant mon écran de télévision, moi qui regarde si peu la télévision. Là, je me sentais bien. J'apprenais, je découvrais, je riais ou je m'attristais, mais pas de place à l'indifférence. Je voyais un monde autre chaque semaine, suivant le thème du moment. A travers des auteurs connus ou inconnus, des points de vues, des idées, de l'histoire, des histoires, des événements, tout était là à toucher presque du bout des doigts, à caresser nos esprits, à fracasser certaines idées toutes faites, à découvrir tout simplement, tout le temps, une ouverture sur les autres, sur les livres, sur les auteurs, sur l'humanité.

Cette émission vient d'être supprimée. Plus de Bateau livre sur nos écrans de télévision.

Le créateur, l'animateur, de cette émission littéraire, Frédéric Ferney, a envoyé un courrier au chef de l'Etat pour lui communiquer (c'est un mot qu'il adore) son avis sur la question. Car pourquoi une telle disparition ? Emission jugée trop élitaire, pas assez d'audimat ; le truc qui tue, la bêtise qui fait mal.
Je ne peux qu'avoir envie de hurler devant tant d'abérations ! trop élitaire... ben tiens, c'est vrai, c'est avec des jeux, des people et autres joyeusetés que l'on va s'ouvrir l'esprit dans ce pays !!!

Je vous mets ici le lien de l'article de Pierre Assouline :
           Silence, on coule !
Dans cet article vous trouverez la lettre de Frédéric Ferney avec ce passage que je me permets de vous faire lire à mon tour, passage qui pour moi résume tout :

"si l'audience est un résultat, ce n'est pas un objectif. Pas le seul en tout cas, pas à n'importe quel prix. Pas plus que le succès d'un écrivain ne se limite au nombre de livres vendus, ni celui d'un chef d'état aux sondages qui lui sont favorables."


En deuil...



Lien avec
Soutien à Frédéric Ferney
par Claire Ogie publié dans : Vue de l'esprit communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 12 juin 2008

Anime, anime-moi, anime-nous, montre-nous, montre-moi. Qui suis-je ? Que suis-je ? Pourquoi ici et pas là ? Image, où est ta vie, ou est la vie ?

Petit objet sans importance, petit grain de sable dans l’immensité, objet de la terre, objet en terre, enterré. C’est de là que tu es née, chose façonnée dans la terre, potiche, objet de décoration, sois belle et tais-toi, montre-toi mais tais-toi, tu n’es pas là, mais si près de là on te voit, on te loupera pas tu sais, on va t’animer nous, tu vas voir. Tu t’animeras, tu verras.

Objet de tous les désirs. Objet de plaisir. Femme jusqu’au bout des doigts, t’es-toi. Anime-toi.

Révolte silencieuse de "l'objet" féminin hurleur. Il faut souffrir pour être belle. Rien ne s’acquiert jamais sans souffrance. Pour jouir de la vie il faut d’abord la hurler par tous les pores de sa peau. Objet.
Souvent, mine de rien, sans forcément le vouloir, on est toujours plus ou moins l'objet de quelqu'un.

Objet de jouissance ? Objet du pouvoir ? Objet de réussite ? Objet. Objectif. Objectif à atteindre. Objet à posséder.


Mais laisse-toi faire, c’est pour ton bien !


Fais-ci, fais-ça, viens par ici, viens par là, mets-toi ici, non plus bas. Obéissance. Désobéissance. De qui est-on l’objet ? De celui ou de celle qui nous appelle ? De celui ou de celle qui croit nous comprendre et cherche à nous influencer dans nos choix ? De celui qui est notre père, de celle qui est notre mère et décide ce qui est le mieux pour nous ? Pour moi pour toi ou pour eux ? Avec  leur vécu à eux ? Objet. Eternel objet aux yeux de ceux qui cherchent à s’emparer de...  Objet de l’autre.

Objet anime-toi.


Mais je t’aime moi !

par Claire Ogie publié dans : Vue de l'esprit communauté : BALOURDISES
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Mercredi 11 juin 2008

Affalées sur son siège, un catalogue de vente par correspondance sur les genoux, Amandine feuillète les pages en rêvant de ce qu’elle aimerait porter, de ce qu’elle aimerait acheter.  Elle met des bouts de papiers soigneusement découpés aux pages qui lui plaisent le plus, là où les modèles lui parlent le mieux. Elle s’imagine déjà vêtu comme ces mannequins, elle n’est plus Amandine, elle est un modèle comme sur les feuilles qui défilent sous ses yeux.  


Le temps passe, les mois s’écoulent et le catalogue de vente par correspondance n’est déjà plus aux goûts du jour, la saison n’est plus la bonne, la mode passe, le temps aussi, avec les saisons. Pour mieux appréhender ces nouvelles tenues, ces nouvelles personnalités, elle sort une paire de ciseaux et découpe les contours des femmes de papier. Elle revisite ainsi tout le catalogue pour en extirper un monde qu’elle va organiser à sa façon. Elle en a toute une collection de ces personnages de papier, elle se fait sa propre collection. Elle les range soigneusement dans une boîte et les ressort régulièrement pour jouer avec. Il y a là des hommes et des femmes. Pas de jeu possible si les deux ne sont pas représentés.


Poupées de papier, monde imaginaire constamment réinventé, elles représentent la vie et tous ces dangers. Avec ses poupées de papier, Amandine refait le monde à son image, déesse qu’elle est devenue, le temps d’un jeu solitaire. Avec des dominos, elle créée des maisons, des meubles, toute une installation pour ses poupées de papier. Elles ne manquent de rien, ce n’est pas normal qu’elle manque de quoi que ce soit. Cela existe-t-il de manquer de quelque chose quelque part ?


A force de jouer avec certains personnages, elle en a des préférés, ils finissent par se déchirer, ils sont si fragiles, ces morceaux de papier. Il manque un bras, une jambe, ils sont alités. C’est ainsi que certaines de ces poupées disparaissent du jour au lendemain, plus assez solides pour résister au traitement du jeu de la vie d’Amandine.


Le temps passe toujours, les mois s’écoulent et un nouveau catalogue remplace le précédent. Amandine va pouvoir se fournir dans  le ‘nouveau catalogue’ devenu ancien, pour sa collection de poupées de papier…

par Claire Ogie publié dans : Historiettes communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 9 juin 2008

Les vautours sont dans la ville, je les ai vus l’autre jour, cherchant dans les poubelles de quoi se sustenter. Les vautours ont pénétré la cité, ils ont droit de citer. Les vengeurs au bec courbé, les nettoyeurs des hautes montagnes, des vastes plaines, sont prêt de nous, si près, plus près encore que vous ne le croyez. Ils sont là, à vous observer, à vous tourner autour avant de mieux vous déchiqueter. Comment ! vous n’êtes pas encore mort ! qu’à cela ne tienne ! ils accéléreront le processus. A coups de becs - blessantes comme des épées - ils entreront dans vos chairs ainsi misent à vif. Ils finiront bien par y arriver, les vautours affamés, à vous démembrer.

Pas assez de nourriture, trop nombreuse population, animaux protégés, ils ont décidé d’émigrer. Cachés vos enfants, vos femmes, vos vieillards, vos animaux de compagnie, veaux, vaches, moutons, tout leur est bon, tout leur est permis ! ils sont une espèce en voie de disparition.


Impression de déjà vu, d’habitants sur d’autres continents cherchant à émigrer, impression de déjà entendu, par des ‘bien pensants’.


Plus près de nous encore d’autres vautours guettent le moindre de vos gestes. Ceux-là sont des vôtres, ils sont de la famille, ils se cachent en étant visible, ils sont d’autant plus nuisibles. Des vautours, des rapaces, sous le couvert d’une bonne apparence…des appâts rances.

Une fois votre décès reconnu et enregistré, ils apparaîtront à la vitesse de la lumière pour mieux s’emparer de vous, de vos chairs, de votre pensée, de vos écrits, de votre vie. Prêts à tout pour faire fructifier leurs intérêts, leurs propres intérêts, parce que pour ce qui est des vôtres…


Passe la main, passe le temps. Posséder, ingérer, digérer ce qui faisait partie de vous, tout ne retourne pas tout de suite à la terre, certains se servent avant.

par Claire Ogie publié dans : Vue de l'esprit communauté : BALOURDISES
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