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"Tu enseignes le mieux ce que tu as le plus besoin d'apprendre." Richard Bach.




Echange dépendance solitaire contre amour autonome.
(Extrait de
Parcours d'autonomie (lien article))




Dès 1954, Hannah Arendt estime l'autorité condamnée dans les démocraties modernes, où les citoyens sont égaux.

Et pour les curieux !

Et si vous êtes curieux, mon autre blog est ici :

                             Des sens (lien site)


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Bienvenue

Tout s'emballe. Tout va trop vite. Tout, tout de suite, là, maintenant. Pas le temps. Prendre le temps. Le temps de penser. Le temps de se faire une idée. Une idée pour se retrouver. Pour vous retrouver. Pour nous retrouver ?


Bienvenue à tous sur le blog de Claire Ogie, installez-vous confortablement, la musique est sur votre gauche, si vous le désirez !




Et si l'envie vous en prenait, voici mon deuxième blog : Des sens (lien)



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Mardi 3 juin 2008


Cela fait deux heures que Tristan tourne autour de son téléphone. Maudit engin qui est là sans bouger. Position instable que la sienne, pas d'appel de sa dulcinée depuis, depuis, hou là là !!! depuis des lustres...

Il s'agite, tourne en rond comme un lion en cage. Non, il ne bouge pas, c'est son esprit qui s'agite à tout rompre. Oui...non... Mais si ! Mais non. Et si...et pourtant si...mais non...mais si...alors que si...et vraiment si...mais alors, mais oui ! mais non, mais...

La dernière fois qu'il a réussit à lui parler au téléphone, c'était...la deuxième fois où elle lui a raccrochée au nez... Pas vraiment concluant. Surtout très perturbant, très angoissant, très déstabilisant.

« On s'appelle ! »

Quand sa belle lui dit ça, il lui faut tout de suite traduire par : appelle-moi. Car elle, elle n'appellera pas.

L'appel-phone.

L'appelle-t-elle et phone ?

Appelle-moi.

Il reste là, indécis et tourmenté, louchant sur cet objet inanimé, n'ayant qu'une envie, le décrocher, n'ayant qu'une frayeur, se faire encore raccrocher au nez.

Laisser des messages sur une messagerie, c'est facile ! Mais lui parler à elle, déjà plus compliqué...


L'appel-phone est momentanément dérangé, veuillez nous en excuser.


par Claire Ogie publié dans : Vue de l'esprit communauté : BALOURDISES
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Dimanche 1 juin 2008

Bouger ses lèvres en un long mouvement régulier, puis de façon hachée, saccadée. S'agiter. Retomber. Juste pousser un semblant de cri, quelques mots d'espérance en un long râlement inaudible, incompréhensible. Se préserver du pire. Faire fonctionner ses mâchoires, agiter sa langue, le temps d'entendre sortir un gargouillis semblant venir du fin fond d'une caverne. Se reprendre. Se racler la gorge. Faire du bruit. Parler. S'exprimer. Exprimer. Ex-primé ? pas primé du tout, de bout en bout, un prétexte et c'est tout. Un prétexte comme un autre pour exister au grand jour. Longue complainte des abandonnés, des sacrifiés, des désarticulés, de ceux qui ne savent pas parler.


Eh ! je te cause là !


Parler pour ne rien dire, juste parler pour vivre, pour montrer que l'on est vivant, que l'on est présent sur le grand tableau du monde. Entendre le son de sa voix comme une chose qui rassure, celle-là on la connait déjà. Un peu de bruit, d'animation, le doux chant d'une voix.


Dis, tu me vois là ? Tu m'entends ?


Des silences abruptes, des paroles blessantes, des sons inaudibles et des voix qui cherchent leur voie. Voie sans issue des sons qui restent coincés au fond des gorges tiraillées.

Parler pour ne rien dire, parler pour exprimer le pire, parler quand on a plus de voix. Parler pour soi, parler par voix interposées, parler pour toi, parler pour nous, parler de tout sans aucun tabou.


Loup, m'entends-tu ? Y es-tu ? Que fais-tu ?


Rien à dire. Alors tais-toi ! t'es toi...t'es quoi toi...

par Claire Ogie publié dans : Vue de l'esprit communauté : Etre pour les autres.
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Samedi 31 mai 2008

Pour satisfaire la curiosité, toujours grandissante de Charles Dubruel (et à sa demande) et son intérêt tout particulier pour la vie animale, voici donc pour lui et aussi pour vous, amis des bêtes :


Le coït de la fourmi et de la girafe.



Une fourmi qui se mourait d'amour, dont le cœur battait follement pour une girafe, décida un jour de passer à l'acte. Pourquoi continuer à vivre si je ne peux m'unir à elle ?! se disait la fourmi cachée derrière un brin d'herbe, aux pieds de sa belle. La vie est parfois mal faite, donner des corps aussi dissemblables à des créatures si proches par l'esprit et si éloignées l'une de l'autre par la géographie physique. Tout cela n'avait aucun sens, à quoi pouvait donc bien penser le créateur devant de telles inepties !

La fourmi en était là de ses réflexions quand elle se décida à prendre le taureau par les cornes, et à commencer la longue et périlleuse escalade de l'animal.

Elle s'attaqua à la face interne de la patte postérieure gauche de la superbe bête. Car son but ultime était bien de s'accoupler avec elle ! Les autres la prenaient pour une folle, mais qu'à cela ne tienne, elle savait bien qu'elle ne pourrait continuer ainsi sans agir et réaliser son rêve, sa vie. Car oui, elle se savait destinée ! c'était écrit ! elle était faite pour cette girafe, mais pourquoi personne ne le voyait-il donc ? C'était une évidence, elle devait s'unir à cette créature, c'était le but suprême de son existence, sa quête, son Graal, elle en était certaine. Elle devait agir, contre vents et marées, contre l'avis général de la fourmilière, contre tous.

La lente progression s'avéra ardue, périlleuse, plusieurs fois elle failli tomber ! Quelle affreuse fin cela aurait pu être, mais sa foi en la vie était telle qu'elle continuait, millimètre par millimètre, tant bien que mal, centimètre par centimètre jusqu'à l'entrée de la caverne profonde. Elle était à deux doigts de pénétrer dans l'antre de ses rêves, quand soudain - allez savoir pourquoi ! - la queue de la belle s'agita - une mouche ou tout autre insecte à chasser sans doute - et balaya la fourmi en la précipitant plus vite que prévu...


Première fin possible :


... dans un tout autre trou que celui qu'elle avait initialement visé...

Ce fut là la petite mort complète et définitive de la fourmi qui, s'étouffa, sans plus de manière, au milieu des nombreuses déjections et excréments s'écoulant brusquement du trou du cul de la girafe.

Moralité : Ne jamais déranger une girafe en voulant l'escalader, une heure après son petit déjeuner.



Deuxième fin possible :


...dans la fente poisseuse grande ouverte. O joie ! Elle était enfin arrivée en ce lieu prodigieux où tout naît et tout se transforme. La grande matrice du monde, et pas n'importe laquelle ! celle de sa belle ! La fourmi se laissa glisser dans la moiteur du lieu, s'imprégnant de cette matière spéciale qu'elle nommait suc de la vie. Elle se tourna et se retourna au creux de cette antre et se sentie toute bizarre, toute chamboulée de l'intérieur, pendant que son amie s'agitait de son côté prise de curieuses contorsions.

Que se passait-il donc ? Quelles forces magiques internes s'opéraient-elles là ? Qu'avait-elle déclenchée en pénétrant cet endroit ?

Un long tourbillon s'empara d'elle et la projeta à l'extérieur de la girafe pour la déposer doucement sur le confortable tapis d'herbe qui l'attendait plus bas. Elle venait de naître pour la deuxième fois. Elle venait de naître dans un corps qu'elle connaissait si bien et qui pourtant lui était si différent, si étranger. Elle était devenu comme sa belle, une girafe - mais un mâle - au long cou tacheté. La mutation avait opérée, les deux girafes s'éloignèrent ensemble pour vivre leur nouvelle vie. Lui derrière et elle, devant.

Moralité : Ayez confiance en votre petite voix intérieure, tout est possible, même l'impossible.

par Claire Ogie publié dans : Historiettes communauté : BALOURDISES
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Jeudi 29 mai 2008
"Bien que je ne sois pas mélomane, le piano est un instrument qui peut facilement me tirer des larmes, par exemple si je me cogne dedans les pieds nus."

"Bien des crimes passionnels le prouvent : si l'amour rend aveugle, la jalousie, elle, n'empêche pas de bien viser."

"La vie est la seule chose que tu doives gagner après qu'on te l'a donnée."

"La modération c'est bien, mais il ne faut pas en abuser."

"Je n'aimerai pas être pauvre, même pour tout l'or du monde ; en revanche je paierais cher pour être riche."

"Parce que le premier salon des incompétents s'est déroulé sans incidents, son organisateur a été destitué."

"Enfant j'étais du genre surdoué, mais en beaucoup plus con."


par Claire Ogie publié dans : Petits mots, petites phrases des autres... communauté : BALOURDISES
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Mercredi 28 mai 2008

L'union du scorpion et de la dragonne, un sacré tohu-bohu garanti !

Dans la demeure du scorpion se dresse de curieux tableaux de terres dévastées et asséchées. Des terres où plus rien ne subsiste, des déserts, des terres arides aux contours perturbés. Le jour il se cache, et se promène la nuit venue à la vue de tous sans plus se perturber. Le premier qui le menace, il le transperce de son dard !

Dans la demeure de la dragonne la verdure a pris le dessus, cachée qu'elle est dans son antre aux couleurs chaudes et apaisantes à la fois. C'est qu'il lui faut du calme à cette dame, ses colères sont légendaires et tellement dévastatrices, prête qu'elle est à tout brûler au moindre danger, à la première alerte.

Ils se tournent autour, se demandant par quel bout s'attraper. La danse est longue et belle, chacun risquant sa vie s'il fait un faux pas. Quoique, à la réflexion, la peau de la dragonne est peut-être plus résistante à la morsure du scorpion, qu'il ne le serait lui-même, face à un de ses jets de flammes...

Mais la dragonne est méfiante et prudente, elle aime à observer où elle met ses pattes.

Tout feu tout flamme la dragonne, piquant, sauce piquante le scorpion.

Ils n'ont l'air de rien mais c'est qu'ils s'impressionnent !

La flamme et le piquant.

Le piquant de la flamme.

La brûlure du piquant.

La flamme du piquant.

La flamme de la flamme.

Qu'est-ce qu'il fait chaud avec ces deux là !

Attention aux étincelles ! Brûlez pas tous les bouts à la fois !

A consommer avec modération, consumassion assurée.

Laissez la flamme démarrer lentement, une fois la prise du feu commencée, entretenez-le régulièrement en vous assurant qu'il ne déborde pas de ses limites.


Conseil de sagesse si vous vous retrouvez dans cette situation, pour votre sécurité, en cas d'incendie, appelez les pompiers !


par Claire Ogie publié dans : Historiettes communauté : BALOURDISES
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