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"Tu enseignes le mieux ce que tu as le plus besoin d'apprendre." Richard Bach.




Echange dépendance solitaire contre amour autonome.
(Extrait de
Parcours d'autonomie (lien article))




Dès 1954, Hannah Arendt estime l'autorité condamnée dans les démocraties modernes, où les citoyens sont égaux.

Et pour les curieux !

Et si vous êtes curieux, mon autre blog est ici :

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Vendredi 16 février 2007

Près d'un lac, vivait un lutin particulièrement espiègle. Il aimait jouer et, faire des farces à ses amis. Pourquoi faisait-il cela ? Pour cacher sa timidité et, paraître bien plus fort qu'il n'était. Alors, il chahutait tous ses compagnons de jeu, histoire de se prouver à lui-même, et aux autres, qu'il était irrésistible. Un jour, Rosaline, sa meilleure amie, agacée par ces clowneries, décida de ce trouver un nouveau compagnon de jeu. Notre lutin en eu le coeur brisé. Il s'enferma dans le creux d'un arbre pour laisser libre cours à son chagrin, à sa peine et, pour réfléchir. Il pleurait, doucement, niché au fond de sa cachette. Quand une tortue vint à passer et cru entendre l'arbre pleurer. Elle en fit bien vite le tour, pour s'apercevoir de son erreur.


« Et bien, en voilà un curieux spectacle ! Comment se fait-il que notre lutin larmoie caché au fond d'un chêne ?


_ Ma vie est triste. Je ne suis qu'un pantin. Personne ne m'aime. Répondit le lutin.


_ Que me dis-tu là ?!


_ Rosaline se moque bien de moi. Elle ne veut plus me voir...!


_ Sais-tu pourquoi ?


_ Non..., enfin..., oui... »


Il savait ce qu'il devait faire, mais il n'arrivait pas à s'y résoudre.


Un vieux hibou demeurant en haut du chêne lui lança alors quelques paroles de son cru :


« Si tu ne te respectes pas toi même, les autres ne te respecteront pas non plus ! »


Notre lutin sursauta au son de cette voix et, réfléchit un bon moment.


« Tu as raison maître hibou, dit-il en se relevant, je suis un lutin, un rieur, un plaisantin avec un coeur gros comme une montagne ! On ne m'y reprendra plus la mine morose et la larme à l'oeil !


_ Attention à toi, dit encore le hibou.


_ Oui, bon, si je ne peux pas faire autrement, quelques larmes pour chasser les nuages et le mauvais temps de mon esprit... En tout cas, je vais lui dire à Rosaline qu'elle me manque, que je l'aime beaucoup, ainsi qu'à tous mes amis. »


Rosaline fut agréablement surprise des déclarations de notre lutin. Elle fut tout aise de le voir revenir, car elle se sentait bien triste sans sa présence.


Jouer le fanfaron n'a jamais apporté que des déceptions. Vouloir être que ce que l'on est et voilà le sourire qui renaît !




par Claire Ogie publié dans : Histoires pour les enfants
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Lundi 12 février 2007

Un jour, à une époque où les animaux parlaient le langage des hommes, vivait un hérisson. Ses épines étaient si pointues et blessantes, qu’aucun animal n’osait s’approcher de lui. La solitude lui pesait. Mais, il ne savait pas comment faire pour améliorer sa situation. Or, au cours d’une après-midi de promenade, il découvrit, cachés à travers de hautes herbes, un groupe de lapereaux s’amusant et ne voyant pas passer le temps.

Notre hérisson fut surpris par cette rencontre et demeura perplexe. La vie paraissait plus belle dans un regard de lapin, lui semblait-il… Il faut dire qu’ils étaient tous très agiles de leur corps, rien ne les arrêtait.

Mais, pendant qu’il se faisait ses réflexions, un loup apparut. Le hérisson le vit et soupçonna les mauvaises intentions de ce dernier. Il avança alors doucement, pour se placer au milieu du chemin. Pour empêcher ce vilain d’attaquer les petits. Ceux-ci s’amusaient tant, qu’ils ne remarquèrent rien.

Le loup prit son élan et partit d’un bond en avant… C’était sans compter sur notre ami, car celui-ci se dépêcha le plus vite qu’il put et, arriva à l’endroit même où le loup posa la patte.

Ouahouuuuuuuhhh !!!

Hurla-t-il en s’enfuyant à la vitesse d’un animal blessé et apeuré. Les lapereaux, alertés par le cri, se sauvèrent dans toutes les directions avant de revenir sur leurs pas ne voyant nul danger apparaître.

Un oiseau de passage, leur conta qu’il avait vu un hérisson se mettre en travers du chemin de leur agresseur et, qu’il était la cause de la fuite de ce dernier. Après quelques instants de réflexion, ils se dirigèrent tous vers le lieu de la scène. Ils trouvèrent effectivement le dit hérisson et en firent leur ami.

Depuis ce jour, nulle parole blessante ne fut prononcée contre ses épines. Et c’est avec un grand respect que chacun souhaitait vivement sa compagnie. C’est ainsi, qu’un petit hérisson maussade et solitaire devint un charmant compagnon !

par Claire Ogie publié dans : Histoires pour les enfants
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Vendredi 2 février 2007

Brindille, une jeune souris, aimait beaucoup la musique. Elle passait des journées entière à écouter jouer Firus le chat. Elle aurait adoré connaître le solfège et avoir un maître pour lui enseigner cet art. Mais, que pouvait espérer une simple souris comme elle ? Son frère était passionné de vélo. Mais a-t-on déjà vu une souris en cycliste ?

Alors, ils étaient tous les deux bien malheureux mais, en soupirant devant leur rêve, ils persistaient toujours.

Un matin, Firus excédé par les lamentations qui lui parvenaient de ce trou de souris, s’en fut voir d’un peu plus près ce qu’il en était.

« Et bien, n’avez-vous pas bientôt fini de vous plaindre ?! Voilà des mois que je supporte vos bruitages et vos marmonnements ! Allez donc vous empiffrer de fromage et fichez moi la paix ! Comment voulez-vous qu’un artiste se concentre sur son travail !? Allez, vous dis-je, sinon je vous croquerai !!! »

Les souris apeurées, n’osaient plus bouger de leur logis. Mais, Brindille, prenant tout son courage, demanda :

« Dites, Monsieur Firus, nous ne désirons pas manger. Seulement, j’aimerai beaucoup, si vous l’acceptiez, vous regarder jouer du piano…

_ Vous appréciez donc la musique ?

_ Oh oui !… mais, je ne peux malheureusement pas pratiquer votre art, je suis trop petite et trop ignorante. »

Le chat, ému par tant de sincérité, en oublia ses menaces et, pour l’amour de la musique, décida d’enseigner cette jeunesse.

« Et toi, pourquoi te lamentais-tu ? Fit-il en regardant le petit frère.

_ J’veux faire du vélo ! Répondit-il, un éclair d’espoir dans les yeux… »

Firus alla s’enquérir auprès des enfants de la maison, d’un jouet pour poupée. Puis, il revint avec le dit vélo pour le souriceau.

« Débrouille toi maintenant, ce n’est juste qu’une question d’équilibre. »

Les souris toutes heureuses s’appliquèrent avec soin à progresser dans leur rêve devenu réalité. Sachez, petits et grands, que tout est possible, pour qui sait formuler la demande…


par Claire Ogie publié dans : Histoires pour les enfants
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Vendredi 19 janvier 2007

Il était une fois, des arbres installés au bord d’une route. Ils vivaient là, grâce à la main de l’homme. Accueillis en cet endroit pour rendre plus agréable les longs trajets en voitures, ils n’étaient pourtant pas respectés, bien au contraire. Le genre humain s’obstinait à les faire souffrir. Tailles…rabattage…étaient les mots d’ordres continuels des hommes. Agacés, les arbres décidèrent d’appeler la fée Morgana pour remettre un peu d’ordre dans les esprits embrumés de ces bipèdes.

En été, le feuillage des arbres recouvrait leur long corps. Mais, l’automne laissait voir une multitude de troncs ayant perdu toute dignité. Nulle branche n’apparaissait, seules des brindilles parcouraient en tous sens leur hauteur. Accablée par tant de désolation, la fée Morgana apparut par une matinée pluvieuse. D’un coup de baguette magique, elle donna la vie à ses amis. Un long craquement se fit entendre. Les racines endoloris par se brutal réveil, se décidaient à se soulever. Sur plusieurs kilomètres, les arbres sortaient de terre pour une réunion extraordinaire au cœur de la campagne. Les uns voulaient créer une forêt, se serait celle des « Oubliés ». Les autres souhaitaient une meilleure entente avec les hommes.

« Comment veux-tu qu’ils changent leur comportement ?! Leur unique intérêt est la sécurité et le bien être du trafic routier. Pour ce qui est de nous, ils ne s’en soucis guère ! »

Un murmure d’approbations suivis ce discours. Les plus jeunes venaient de s’exprimer. Les plus anciens attendaient d’abord une entrevue avec les hommes. La réaction ne se fit pas attendre. Un camion remplit d’ouvriers apparut non loin de leur lieu de rassemblement. La fée Morgana, connaissant bien les caractères et les idées des deux camps décida, par un tour de magie, de rapprocher les arbres des hommes dans le respect des uns et des autres.

« Porque rienisoufri naturatatam et patatram ! »

Les hommes décidèrent de n’utiliser que des arbres de faible développement et des arbustes pour leurs routes. Les grand arbres, eux se réunirent en une grande et majestueuse forêt.

C’est ainsi qu’il existe aujourd’hui, en hommage à cette curieuse époque, une forêt nommée « La bien vivante ».

Une légende prétend d’ailleurs, qu’à l’approche d’un enfant malade, les arbres et la fée Morgana se chargent de le guérir rapidement, en souvenir de cette histoire…


par Claire Ogie publié dans : Histoires pour les enfants
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Mercredi 17 janvier 2007

Un jour, dans un endroit très loin d'ici, vivait un dragon qui s'appelait Blanche pattes. De nature docile, il était pourtant rejeté par tout le pays. Malgré son caractère paisible, il était redouté de tous. Son allure, son corps en effrayait plus d'un ! Comment pouvait-il montrer à ces hommes qu'il ne souhaitait que la paix et avoir de nombreux amis ? Evidemment, sa grande taille et ses grosses écailles ne le prédisposaient pas à rassurer.

Lorsqu'il se promenait, le sol tremblait sous ses pas. S'il désirait voler, une tempête s'abattait sur les villages environnant. Comment faire pour paraître plus discret et rassurer les villageois ? Il devait apprendre à se maîtriser et, cela ne lui était pas aisé.

Or, un soir, apparu à l'orée du bois des Brindigues, un groupe d'hommes bien bâti. Ils pénétrèrent dans l'auberge de la Faisandière et s'installèrent pour dîner. Ils mangèrent et burent tout leur soul puis, s'endormirent après ce plantureux repas. L'aubergiste, peu habitué à tant de clientèle, était un peu ivre par tout ce déploiement de victuailles.

Le lendemain, ces hommes, payèrent gracieusement puis partirent à la recherche d'un travail. L'aubergiste, amadoué par tant de bonté, se chargea de leur en trouver.

Pendant tout un mois, tous apprirent à vivre les uns avec les autres. Nos hommes étaient acceptés au sein des villageois. De loin, Blanche pattes observait la scène et se désespérait de ne pouvoir faire comme ces humains.

Or, un lundi matin, au chant du coq, les commerçants de crier à tous les coins de rue « On nous a volé ! O voleur ! On nous a volé !!! »

On découvrit bientôt que le groupe d'hommes avait disparu. Des gens à l'allure et aux manières si coutumières, les avoir ainsi trahi !? Ils étaient sorti du village comme ils y étaient entré, d'un pas décidé, sachant ce qu'ils avaient à faire.

Sur la place du marché, une grande réunion fut organisée. Ils n'allaient pas se laisser ainsi dépouiller !

La chasse aux voleurs allait commencer. Du haut d'une colline, Blanche pattes était à l'écoute. Tant de charivari ne pouvait laisser indifférent. D'un rapide coup d'aile, il survola les bois et découvrit, au creux d'une vallée, notre curieuse équipée. Son vol s'approchant, la campagne fut dévasté par une bourrasque qui fit trembler plus d'un de nos larrons. Ceux-ci, effrayés, firent demi-tour pour se réfugier sous le couvert des arbres. Qu'à cela ne tienne, Blanche pattes fit tomber les arbres !

Ne contrôlant plus leurs mouvements, les hommes s'enfuirent en direction du village, là où justement les villageois s'apprêtaient à les quérir. Quelque peu surpris, les habitants enfermèrent les voleurs et se décidèrent à avoir de meilleures relations avec leur voisin, le dragon.

Après tout, les plus étranges des créatures ne sont pas forcément les plus mauvaises...



par Claire Ogie publié dans : Histoires pour les enfants
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